dimanche 4 mars 2012

La face cachée de Twitter !

Bien sûr vous connaissez Twitter! Vous pouvez envoyer des messages courts, des “tweets”, qui seront lus par ceux qui vous suivent, vos “followers”. Quant à vous vous recevez les messages de ceux que vous suivez, vos “following”.

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Jusqu’ici rien de rien de bien nouveau!

Mais qu’adviendrait-il si un de vos concurrents avait la possibilité de récupérer la liste de vos “followers” afin d’organiser une campagne marketing dont l’objectif est de vendre son nouveau produit directement en compétition avec le vôtre! Le cauchemar, non?

Eh bien c’est possible et je vous le montre!

Hypothèse de départ vous disposez d’un compte Twitter personnel ou créée pour l’occasion afin de rendre vos actions un peu plus discrètes.

La première étape consiste à obtenir un compte “Twitter Developers”:

  1. Aller sur https://dev.twitter.com/
  2. Créer une application

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Vous obtenez alors une clef et un secret appelés “Access Token”  et “Access Token Secret” qui vous permettront d’utiliser l’API de Twitter.

La deuxième étape consiste à charger ce document en utilisant Google Docs et votre compte Google (par exemple).

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Ce fichier “Excel” décrit très clairement les étapes à réaliser pour permettre d’extraire les “followers” (ou autres choses) d’un compte Twitter.

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Suivez les différentes étapes décrites par l’auteur du script, Martin Hawksey, et donner les informations concernant votre “Access Token”. Et c’est gagné!

Source: Export Twitter Followers and Friends using a Google Spreadsheet de Martin Hawksey

samedi 3 mars 2012

Microsoft et l’authentification par SMS (suite et fin)

Comme précédemment dit dans l’article “Microsoft et l’authentification par SMS!”, cette nouvelle méthode d’authentification apporte un nouveau facteur d’authentification qui est “ce que je possède”, le téléphone, me permettant de recevoir un mot de passe à usage unique pour m’authentifier sur mon compte Windows Live.

Voici la marche à suivre:

  • Se connecter sur Hotmail en utilisant votre passeport Microsoft puis aller dans la section “Votre Compte

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  • Puis sélectionner “Sécurité du compte / Infos de sécurité / Gérer

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  • Saisir votre numéro de téléphone mobile, cliquer sur “Enregistrer” puis sur “Terminé

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Vous pouvez maintenant tester cette nouvelle méthode d’authentification.

  • Aller sur la page de connexion à Hotmail et cliquer sur “Obtenir un code à usage unique pour se connecter avec

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  • Cliquer sur “Obtenez-en un ici” si vous ne possédez pas de code

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  • Saisir votre identifiant “Windows Live ID” ainsi que votre numéro de téléphone mobile (celui que vous avez renseigné dans la phase d’enregistrement) et cliquer sur “Envoyer un SMS

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  • Une fois le SMS reçu, vous pouvez utiliser le code fourni pour vous authentifier

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Ca marche!

L'avantage de cette solution est que l'utilisateur a la possibilité de choisir le mode d'authentification qu'il souhaite utiliser en fonction de l'endroit où il se trouve: dans un endroit sûr, à la maison via un réseau câblé, ou dans un endroit qui ne l’est pas, à l’hôtel via le réseau Wifi gratuit.

Bravo Microsoft!

Pour rappel, voir l'article sur Google Authenticator (voir Quand Google se met à l’authentification forte…) qui lui, à la différence de Microsoft, ajoute un deuxième facteur d'authentification (l’utilisateur saisit son login, son mot de passe et son code à usage unique généré par l’application mobile). Dans ce case l'utilisateur n'a pas le choix d'adapter la méthode d'authentification en fonction du risque qu'il croit encourir.

Pour finir, la solution de Microsoft nécessite une couverture GSM, pas celle de Google qui utilise une application fonctionnant sur le téléphone.

Je suis personnellement agréablement surpris par la solution de Microsoft.

samedi 11 février 2012

Social Engineering: le livre…

Social Engineering, The art of Human Hacking” de Christopher Hadnagy (en anglais) permet de découvrir ce qu'est réellement le "Social Engineering" et ainsi de mieux s'en prémunir. Sa lecture devrait être obligatoire pour tout bon RSSI.

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Tout d’abord il faut noter le petit mot de Kevin Mitnick sur la page de couverture qui nous donne une idée du sérieux de l’auteur pour ceux, rares je l’espère, qui ne le connaissent pas déjà.

En quelques mots, Christopher Hadnagy participe activement à www.social-engineer.org, le premier site mondial sur le « Social Engineering ». Il a aussi collaboré avec l’équipe de www.backtrack-linux.org et  est actuellement formateur pour « Offensive Security ». Impressionnant non ! Chris (je me permets cette familiarité bien amicale), Chris, disais-je, est convaincu que la sécurité passe par l’éducation. Moi aussi ! (mais ce n’est pas le sujet!)

Chris décrit les différentes méthodologies pour rassembler des informations sur une cible potentielle et les outils associés. Ses principales sources d’information sont internet bien sûr (l’émergence des réseaux sociaux facilitant grandement cette étape),  l’observation directe, et également celle du contenu des poubelles. Oui, oui , j’ai bien dit « poubelles » et les informations que l’on y trouve sont toujours surprenantes (selon Chris bien sûr; cette activité est totalement illégale en France).

Selon Chris toujours, l’élicitation (activité chère à nos agents très spéciaux) est un art très difficile à maitriser. Elle consiste (entre autres choses) à user de stratagèmes comportementaux pour manipuler votre cible afin qu’elle vous donne  les informations dont vous avez besoin pour mener à bien votre mission.

Mais pour établir le contact avec votre cible, il est souvent nécessaire de créer un scénario et un personnage très crédibles. C’est ce que Chris appelle le « pretexting », on pourrait dire « prétexter » en français. Cette technique nécessite une préparation très importante comportant une recherche d’informations en amont, l’intégration d’intérêts personnels pour augmenter votre propre crédibilité et de nombreuses répétitions (n’oubliez pas qu’il est obligatoire de rester dans la légalité).

Bien entendu Chris ne peut pas échapper à la description de quelques principes psychologiques fondamentaux dont la PNL (Programmation Neuro Linguistique). La sécurité rejoint la communication !

Mais pour influencer et surtout persuader, il est parfois nécessaire de manipuler (toujours avec intégrité). Pour cela Chris nous donne quelques techniques dont le « framing » permettant d’altérer la réalité. En d’autres termes le « framing » consiste à présenter des faits d’une manière légèrement différente permettant de transformer quelque chose généralement considéré comme mauvais en quelque chose de bon. Ca fait peur, non ?

Mais le « social engineer » a également besoin d’une boite à outils techniques parmi lesquels on trouve l’incontournable « Maltego » permettant de rassembler des informations via internet sur une personne ou une entreprise, et le fameux SET (Social Engineering Toolkit) pour entre autres choses créer automatiquement un site web de phishing afin de récupérer des mots de passe. Mais on y trouve aussi les bons vieux outils de « lock-picking » ou comment ouvrir une porte sans en avoir la clef, et les bonnes vielles caméras « espions ».

Chris termine son livre en disséquant ses propres études de cas et celles de Kevin Mitnick. C’est passionnant !

On échappe évidemment pas à quelques bonnes références sur l’art de la guerre de Sun Tzu qui jalonnent le livre. Un vrai régal !

Bonne lecture!

PS: vous trouverez plus d’informations sur SET dans les articles suivants:

samedi 4 février 2012

Microsoft et l’authentification par SMS!

Microsoft a lancé pendant l’été, l’authentification par SMS pour les heureux possesseurs d’un passeport Windows Live! La démarche est excellente et suit le mouvement initié par Google avec l’authentification par OTP généré par une application mobile appelée Google Authenticator (voir l’article à ce sujet dans ce blog: Quand Google se met à l'authentification forte...)

C’est pourquoi j’ai eu très envi de tester cette nouvelle fonctionnalité pour apporter plus de sécurité à mon passeport Windows Live.

Cette nouvelle méthode d’authentification apporte un nouveau facteur d’authentification qui est “ce que je possède”, le téléphone, me permettant de recevoir un mot de passe à usage unique pour m’authentifier sur mon compte Windows Live

Jusqu’ici tout parait simple! Mais c’est là que ça se complique!

En effet lorsqu’une modification est faite sur votre compte Windows Live, avant qu’elle ne soit effective, il est nécessaire de la confirmer à partir de l’ordinateur que vous avez défini comme votre ordinateur de confiance. Sage précaution me direz-vous? Oui effectivement c’est une belle mesure de sécurité! Le problème se présente si votre ordinateur de confiance n’existe plus, et c’est mon cas (mon pauvre ordinateur de confiance a rejoint le cimetière des ordinateurs. Paix à son âme!)

Après avoir discuté sur les forums de Microsoft, les experts m’ont présenté la solution suivante: supprimer les informations obsolètes de mon compte (dans mon cas le nom de mon ordinateur de confiance), attendre 30 jours, oui oui 30 jours pour que la modification soit effective, puis saisir les nouvelles informations! Ce n’est qu’à partir de ce moment là que je pourrai profiter de l’authentification par SMS!

La sécurité a un prix que je trouve personnellement un peu fort!

Qu’a cela ne tienne, vous trouverez ci-après les différentes étapes à suivre.

Pour permettre l’activation de la fonctionnalité d’authentification par SMS, connectez-vous sur votre compte Windows Live et faites un click-droit sur votre nom d’utilisateur en haut à droite, puis sélectionner l’option “Votre compte

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Sélectionnez ensuite l’option “Gérez” dans la catégorie “Sécurité du compte

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Et enfin choisissez l’option “Supprimer” pour les éléments que vous souhaitez

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Et vous devez alors attendre 30 jours pour pouvoir paramétrer de nouveau votre compte. Arrgh…!

Bon d’accord le service est gratuit et on ne peut pas être trop exigeant, comme l’affirment certains de mes camarades. Mais j’ai un avis différent, Google Authenticator fonctionne lui parfaitement et je l’utilise quotidiennement!

dimanche 8 janvier 2012

La tête dans le “cloud”

Après avoir décrit les services d’Amazon dans le “cloud” (voir l’article sur ce sujet dans le blog: Du nouveau dans le "cloud" d'Amazon!), continuons notre promenade dans les nuages avec Office365, la suite Office selon le “cloud” de Microsoft.

Microsoft propose d’utiliser pendant 30 jours Outlook , Powerpoint, Excel, Word et même Lync.

Pour commencer vous devez posséder un passeport Windows Live pour pouvoir vous connecter sur Microsoft Windows Online à l’URL suivante: https://login.live.com

La vidéo ci-dessous présente les différentes étapes nécessaires à l’activation d’Office365 pendant 30 jours et plus pour ceux qui aiment.

How to use Microsoft Office 365 in the “cloud” ?

Personnellement je trouve l’approche intéressante pour les petites et moyennes entreprises disposant d’un bon accès internet et ne gérant pas de données “trop” confidentielles.

Cependant l’activation de l’authentification par SMS permet de renforcer la sécurité de cette solution (la sécurisation de la phase d’authentification étant indispensable pour tous les fournisseurs de services hébergés digne de ce nom).

samedi 7 janvier 2012

Comment obtenir un compte administrateur sous Windows?

C’est malheureusement très simple à mettre en oeuvre! Et bien que cela ne date pas d’hier l’expérience est toujours probante sur un Windows 7 Ultimate comme le montre la vidéo ci-dessous:




Il vous suffit d’avoir une clef USB bootable ou un “Live CD” avec Backtrack ou toutes autres distributions Linux selon vos préférences. Dans notre cas nous utilisons une Backtrack 5.

Pour obtenir le “Live CD” nous avons utiliser l’outil “remastersys” pour Ubuntu avec lequel nous avons généré un fichier “iso” bootable de notre VM Backtrack 5 préféré.

La première étape consiste à booter la machine cible sur notre “Live CD”.

Puis on remplace le fichier “Windows/System32/sethc.exe” par “Windows/System32/cmd.exe”. Pour information le fichier “sethc.exe” correspond à l’éxecutable qui est lancé lorsque l’on clique 5 fois sur la touche “shift” de notre PC (vous savez, ce sont les fameuses “sticky keys” de Microsoft).

Après avoir rebooter la machine cible et clique 5 fois sur la touche “shift”, une fenêtre “DOS” s’ouvre avec les droits “SYSTEME”. On crée alors un nouvel utilisateur en lui donnant les droits “administrateur”.

Enfin on reboote une dernière fois et on se connecte avec l’utilisateur précédemment créé.

Comme contournement il est possible de désactiver les “sticky keys” de la manière suivante
  • Ouvrir “Démarrer” / “Panneau de configuration
  • Ouvrir “Options d’ergonomie” / “Rendre le clavier plus facile à utiliser
  • Désactiver “Souligner les raccourcis clavier et les touches d’accès rapide
A bon entendeur!

samedi 10 décembre 2011

Social Engineering Toolkit (Partie II: le site web malveillant)

Dans notre série "découverte de SET” (Social Engineering Toolkit) nous allons nous intéresser à la création d'une page web contenant un code malveillant permettant de prendre la main sur la machine de la victime.
Une fois l'accès permis, nous allons récupérer les mots de passe de la victime en utilisant le bon vieux "John The Ripper".

Après avoir configuré SET (en utilisant notre Backtrack 5 préféré) pour générer une fausse page web, et après avoir choisi le type de charge utile, nous lançons le serveur nous permettant d'attendre patiemment la connexion de la machine de la victime.

Dans cet article nous ne nous intéressons pas aux moyens permettant de provoquer le "clic" de la victime sur notre fausse page web. Mais comme vous le savez il en existe de nombreux comme par exemple l'envoi d'un mail de phishing ciblé ou l'utilisation des réseaux sociaux.

Le scénario est donc le suivant:

  • la victime clique sur la page web
  • le browser s'arrête brutalement
  • un faux exécutable est lancé à l'insu de la victime (la machine est corrompue)
  • l'attaquant prend la main sur la machine de la victime

La vidéo ci-dessous décrit les détails de cette attaque et de sa configuration:

Prenons le cas où le compte de la victime a des droits "utilisateur" alors l'attaquant accède à la machine mais il lui est nécessaire de mettre en œuvre une élévation de privilèges pour accéder aux mots de passe.
Si le compte de la victime a les droits "administrateur" alors tout devient plus simple; l'attaquant accède directement au fichier des mots de passe.

Il ne lui reste alors plus qu'à utiliser John The Ripper pour découvrir le mot de passe "administrateur" de la machine (et ce n'est qu'un exemple).

Pour information le test a été fait avec un Windows XP SP3 et Internet Explorer 6 (selon SET cette attaque fonctionne également avec IE 6, 7, 8, 9 et Firefox).

Est-il nécessaire de rappeler les règles élémentaires de protection? Non bien sûr, vos droits, lorsque vous surfez sur internet, ne sont pas des droits "administrateur"!

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