dimanche 1 juillet 2012

Passe-moi le “hash”, s’il te plaît…

Dans la série, “Vidéos avec Metasploit”, en voici une sur l’exploitation d‘une faille '”Microsoft SQL Server” et d’une faille SMB.

Comme toujours l’objectif est d’obtenir un “shell” sur la machine de la victime.

La particularité de cette vidéo, au-delà de l’exploitation de la faille “Microsoft SQL Server” liée à une mauvaise configuration de la base de données, est  de réaliser un “pass the hash”. Mais qu’est-ce donc qu’un “pass the hash”?

Une fois que l’on a “dumper”, le contenu du fichiers des mots de passe de Windows, une alternative se présente:

  • soit on “craque” le mot de passe de l’administrateur, à l’ancienne, avec un outil comme “john the ripper”. Mais cela demande généralement un peu de temps, proportionnel à la longueur du mot de passe
  • soit on utilise directement le hash pour s’authentifier sur la machine cible en tant qu’administrateur: c’est la technique du “pass the hash”. Solution qui, cela va sans dire, est beaucoup plus rapide

C’est cette deuxième approche que l’on utilise dans cette vidéo.

Mais je vous laisse juger par vous même.

Dans la seconde partie de la vidéo, on s’attarde sur l’exploitation du “shell” que l’on vient d’obtenir en tant qu’administrateur sur la machine cible (cette partie est assez habituelle).

Remarque: dans cette exemple la longueur du mot de passe est de 7 caractères. Un de mes camarades, merci “Uzy”, m’a remonté un problème avec des mots de passe de plus de 7 caractères. Vos commentaires sont donc les bienvenus.

vendredi 11 mai 2012

Hydra, pour auditer vos services “web”

Si comme moi vous souhaitez “auditer” la sécurité des services que vous déployez sur Internet alors Hydra doit faire partie de votre boite à outils.

Hydra permet de tester le niveau de sécurité des noms d’utilisateurs et des mots de passe associés à vos services.

Pour tester votre service SSH, vous pouvez soit utiliser la version graphique de Hydra (appelé hydra-gtk)

ScreenShot016

ou bien, pour les puristes, saisir la commande suivante

> hydra –s port_service –L /pentest/logins.txt –P /pentest/passwords.txt –t 16 –f www.votreurl.fr ssh

où:

  • -s est le port du service
  • -L est le fichier des noms d’utilisateurs
  • -P est le fichier des mots de passe
  • -t est le nombre de tâches en parallèle
  • -f permet d’arrêter en cas de succès
  • www.votreurl.fr est l’URL du serveur
  • ssh est le protocole

Pour tester l’authentification de votre site web, vous pouvez utiliser la commande:

> hydra -L /pentest/logins.txt -P /pentest/passwords.txt -t 16 -f -m /repertoire www.votreurl.fr http-get

où:

  • -L est le fichier des noms d’utilisateurs
  • -P est le fichier des mots de passe
  • -t est le nombre de tâches en parallèle
  • -f permet d’arrêter en cas de succès
  • -m est le répertoire à tester
  • www.votreurl.fr est l’URL du serveur
  • http-get est le protocole

Bon audit!

Source: Téléchargement d’Hydra disponible sur http://www.thc.org/thc-hydra/

dimanche 29 avril 2012

Un fichier peut en cacher un autre

Il y a quelques jours je suis tombé sur une fonctionnalité de Windows pour le moins déconcertante.

Figurez-vous qu’il est possible de cacher un fichier derrière un autre fichier! On peut par exemple cacher un exécutable derrière un fichier texte existant déjà. Et seul celui qui a caché le fichier sait le retrouver.

Ce type de fonctionnalité pourrait être très utile pour le “visiteur” d’une machine qui souhaite y laisser quelques données car il a bien envie d’y revenir plus tard pour continuer son travail!

Quelques éclaircissements s’imposent!

Cette astuce est permise par l’utilisation de ADS (Alternate Data Stream). ADS est une fonctionnalité native de Windows NTFS permettant la compatibilité avec le système de fichiers d’Apple.

1ère étape:sur un Windows 7, cachons un fichier texte derrière un autre fichier texte
C:\Test>type wanttohide.txt > normal.txt:hidden.txt
C:\Test>del wanttohide.txt
C:\Test>notepad.exe normal.txt:hidden.txt

Bien que supprimé, le fichier “wanttohide.txt” s’ouvre.

2ème étape: sur un Windows XP SP3, cachons un fichier “exécutable” derrière un fichier texte
C:\Test>type notepad.exe > exec.txt:hidden.exe
C:\Test>del notepad.exe
C:\Test>start C:\Test\exec.txt:hidden.exe

Bien que supprimé, l’exécutable “notepad.exe” s'ouvre.

Cependant il faut noter que n’importe quel “kit de forensics” permet de vérifier la présence d’ADS.

Source: livre “CEH” de Matt Walker aux éditions Mc Graw Hill

samedi 28 avril 2012

La bio, c’est beau…

En cette période mouvementée pendant laquelle j’ai de plus en plus de mal à consacrer du temps à l’activité qui m’intéresse le plus, je parle bien entendu de la sécurité...donc en cette période mouvementée disais-je, je m’autorise à réutiliser une vidéo que j’ai faite il y a quelque temps dans un contexte professionnel et qu’il me semble intéressant de partager ici avec vous.

Cette vidéo montre, au delà de la présentation des solutions de Gemalto, comment intégrer une carte à puce et son PIN code avec la vérification d’une empreinte biométrique réalisant ainsi une authentification à base de 3 facteurs: ce que je possède (la carte à puce), ce que je sais (le PIN code) et ce que je suis (l’empreinte de mon doigt).

Cette vidéo décrit rapidement quelques principes de la biométrie, les différents types de lecteurs biométriques et explique surtout les avantages du “Match On Card”.

Le “Match On Card“ consiste à stocker l’empreinte biométrique dans la carte à puce (afin de la vérifier localement). Le “Match On Card” s’oppose au “Match On Server” dans lequel les empreintes biométriques sont stockées du côté du serveur (solution qui, soit dit en passant, n’est pas sans présenter quelques problèmes d’ordre légal au regard des lois de certains pays, dont la France).

Assez bavardé! Voici la vidéo!


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